Équité salariale au sein des entreprises du CAC40 : des écarts de salaires multipliés par 140 !
Selon l’étude 2024 de PEOPLE BASE CBM, les écarts entre les rémunérations des dirigeants du CAC 40 et celles de leurs salariés atteignent des niveaux sans précédent. Avec un ratio d’équité moyen de 140 en 2023, ces chiffres interrogent la gouvernance des grandes entreprises françaises et soulignent la nécessité de repenser les pratiques actuelles.
En savoir plus sur le ratio d’équité
Le cabinet de conseil en politique de rémunération, PEOPLE BASE CBM, publie son étude annuelle sur l’équité salariale au sein des entreprises du CAC 40. Cette analyse approfondie, s’étendant sur 18 ans (2006-2023), met en lumière des tendances marquantes : en 2023, les dirigeants des entreprises du CAC 40 ont perçu une rémunération moyenne dépassant 140 fois celle de leurs salariés, une donnée clé dans le débat actuel sur les inégalités économiques.
Des écarts croissants malgré des régulations
Malgré l’introduction du ratio d’équité par les instances de contrôle depuis 2015, les écarts de rémunération continuent de s’élargir. En 2023, la rémunération moyenne des PDG et directeurs généraux s’établit à 7,47 millions d’euros, tandis que les salaires moyens progressent à un rythme de 2 % par an seulement. Cette tendance est attribuée à une sur pondération des critères financiers dans les politiques de rémunération, au détriment d’indicateurs ESG (Environnement, Social, Gouvernance).
Une déconnexion préoccupante
L’étude révèle une déconnexion croissante entre les rémunérations des dirigeants et la performance réelle des entreprises. Entre 2006 et 2023, si l’indice CAC 40 a progressé de 35 %, les rémunérations des dirigeants ont, quant à elles, bondi de plus de 50 %. Une situation qui soulève des questions sur l’impact de cette dynamique sur la cohésion sociale et l’attractivité des entreprises.
Équité salariale : vers un nouveau paradigme ?
Alors que les actionnaires et le grand public appellent à une gouvernance plus équitable, PEOPLE BASE CBM propose de repenser les pratiques actuelles. Cela inclut :
- Un alignement renforcé entre les rémunérations et les performances ESG.
- Un plafonnement des écarts salariaux pour restaurer la légitimité sociale des entreprises.
- Une approche longitudinale permettant d’analyser les impacts réels des politiques de rémunération.
L’étude de PEOPLE BASE CBM met en lumière une problématique centrale : comment les entreprises peuvent-elles concilier attractivité des talents dirigeants, performance financière et attentes sociétales ? Plus que jamais, il devient urgent d’instaurer des pratiques de rémunération qui équilibrent compétitivité économique et équité sociale.